samedi 13 août 2016

Walt Withman


"Tu ne regarderas pas non plus avec mes yeux
et ce n'est pas de moi que tu prendras les choses.
Je veux que tu écoutes tout le monde
et que tu filtres les choses à travers toi."

Walt Whitman (1819-1892), Feuilles d'herbe, Albin Michel, 2001.
p. 30
Préface de Philippe Delerm. Illustration de Michèle Ferri.

vendredi 15 juillet 2016

Nice, 14 juillet 2016

Nice! de fête en drame!
Que reste-t-il de la beauté de ce 14 juillet ?
La nuit en folie aurait-elle tout emporté?
"Ce n'est pas vrai…, ce n'est pas vrai"
Si. C'est vrai!
Mais je n'ose croire à la victoire de cette…chose immonde, inqualifiable, pourtant humaine, trop humaine—hélas!—

samedi 9 juillet 2016

Ernst Meister

"Temps lent
lenteur du temps,
lenteur du mot.
Lentement, je dis
un verbe
je te le dis
en confiance"

Esnst Meister, Dans la famille du temps, éditions de la Différence, p.63

lundi 13 juin 2016

Famille et filiation

Mercredi 15 juin Maison Victor Hugo

Famille et filiation
19h30

Sereine Berlottier
Jean-Yves Bernhard (musique)
Christiane Veschambre
Sophie Agnel (musique)

En parallèle à l’exposition Les Hugo, une famille d’artistes (du 14 avril au 30 août) deux poètes et une musicienne creusent le sillon du temps dans le quotidien de nos histoires. Avec Sereine Berlottier et Jean-Yves Bernhard (musique), Christiane Veschambre et Sophie Agnel (musique).
Organisée avec la Maison Victor Hugo

Maison Victor Hugo
6 Place des Vosges
75004 Paris

M° Saint Paul (1) / Bastille (1, 5, 8)

Entrée libre


En savoir plus sur http://poesie.evous.fr/15-juin-mercredi-Maison-Victor-Hugo-Famille-et-filiation.html#xI1wgoPjtOdYfA25.99

mercredi 1 juin 2016

Christiane Veschambre, Basse langue

Présentation du livre

"Les livres nous arrivent dans la force du surgissement, nous rendant étrangers au familier – aussi bien en tant que lecteur qu’en tant qu’écrivain, et Christiane Veschambre parle là de ce double point de vue. Ce sont eux qui lui ont permis d’être à l’écoute de la « voix privée de langue, une voix de grand-mère débile » dont elle est la « petite-fille lettrée », à laquelle elle a tenté de donner ses « propres mots ».
C’est de cheminer avec eux, en eux, qu’elle cherche la langue « qui étrange, qui étrangle », la basse langue.
Et c’est sur ce chemin qu’elle nous entraîne à ses côtés, revenant sur quatre lectures, quatre rencontres, avec les œuvres d’Erri De Luca, Robert Walser, Emily Dickinson, Gilles Deleuze, et, en guise d’épilogue, avec Mrs Muir, le personnage du film de Mankiewicz.
Mais Christiane Veschambre nous fait emprunter en parallèle, tout au long de Basse langue, ce qu’elle appelle ses « traverses », plus intimes, qui creusent, fouillent dans « l’imprononçable qui demande à être articulé », dans la langue « grondante, souterraine ». Autant de petites proses qui semblent cristalliser sa vie de femme, de femme écrivain, toujours veillant cependant à « détacher le personnel du singulier », pour rejoindre l’étrangère qui est en elle."

• Christiane Veschambre, Basse langue, Collection « singuliers pluriel », Editions Isabelle Sauvage
142 pages, 14 x 20 cm / juin 2016
ISBN : 978-2-917751-68-8 / 18 euros
Publié avec le soutien de la région Bretagne

mardi 19 avril 2016

Théophile Gautier "Niobé"

Théophile Gautier fait de Niobé le symbole de la mélancolie, thème particulièrement intéressant pour mes recherches sur le deuil.

"Sur un quartier de roche, un fantôme de marbre, 
Le menton dans la main et le coude au genou, 
Les pieds pris dans le sol, ainsi que des pieds d'arbre, 
Pleure éternellement sans relever le cou.

Quel chagrin pèse donc sur ta tête abattue ? 
À quel puits de douleurs tes yeux puisent-ils l'eau ? 
Et que souffres-tu donc dans ton cœur de statue, 
Pour que ton sein sculpté soulève ton manteau ?

Tes larmes, en tombant du coin de ta paupière, 
Goutte à goutte, sans cesse et sur le même endroit, 
Ont fait dans l'épaisseur de ta cuisse de pierre 
Un creux où le bouvreuil trempe son aile et boit.

Ô symbole muet de l'humaine misère, 
Niobé sans enfants, mère des sept douleurs, 
Assise sur l'Athos ou bien sur le Calvaire, 
Quel fleuve d'Amérique est plus grand que tes pleurs ?"

Cf. Th. G, Emaux et Camées

(Voir Ovide, Métamorphoses, Livre VI)


Christiane Veschambre

Je relais cette invitation.
Christiane Veschambre est une amie de longue date, nous l'avons régulièrement reçue au Cercle de lecture à l'occasion de la sortie de ses livres.

"Les éditions du Préau des collines
ont le plaisir de vous inviter à une présentation des textes de
Christiane Veschambre par Geneviève Huttin
le 29 avril à 18 heures
à l’espace de L’autre Livre, 13, rue de l’École Polytechnique Paris 5e
L’écriture de Christiane Veschambre peu à peu m’a envahi, son territoire
où l’acuité se marie à un monde, source sensible et douloureuse magnifiée par la force de l’écriture…
Qui plus que Geneviève Huttin était à même de nous la présenter, elle-même
riche d’une voix refusée et reconquise.
Ces femmes nous parlent, dialogue rejouissant sous le préau des collines.
Jacques Le Scanff "

Citation du jour

 "La philosophie ne se développe pas en progressant, elle est au contraire l'effort de déployer et d'éclairer le même petit nom...