"Qu’est-ce que la philosophie ? Qu’est-ce que l’éthique ?
La philosophie nous permet de puiser dans les pensées passées des promesses encore vives et non tenues, et nous aide à nous délier de promesses et de formes de pensées devenues écrasantes. Quant à l’éthique, elle oscille entre le registre du « je » qui tente de penser ce qu’il éprouve et de sentir ce qu’il fait, et celui du « nous », de l’engagement commun par lequel se font et se défont les communautés humaines.
Ce qui anime mes recherches (sur des sujets variables comme le pardon, le courage, la fidélité, le conflit, le divorce, la conversation, l’habiter, la justice, l’urbanité), c’est ainsi de chercher à ramener ces grands mots dans notre monde ordinaire. Et de mieux penser comment nous pouvons « différer ensemble ». Car telle est notre condition, de penser à la fois la question de la parole et la question de l’action, mais sur un fond de gratitude, de désœuvrement, d’émerveillement d’être ensemble ici. Pour cela l’éthique s’appuie tantôt du côté de la philosophie du langage ordinaire et de la parole interrogative, tantôt du côté d’une philosophie de l'agir ordinaire, des habitudes et du style."
Olivier Abel
mercredi 31 août 2016
dimanche 28 août 2016
Citation du jour
"Voici que s'approche le miracle de la libération. Cela peut se produire sur le rivage (…)
En quoi consiste donc ce miracle ?
Tout simplement dans la découverte soudaine que personne, aucune puissance, aucun être humain, n'a le droit d'énoncer envers moi des exigences telles que mon désir de vivre vienne à s'étioler. Car si ce désir n'existe pas, qu'est-ce qui peut alors exister ?"
Stig Dagerman
En quoi consiste donc ce miracle ?
Tout simplement dans la découverte soudaine que personne, aucune puissance, aucun être humain, n'a le droit d'énoncer envers moi des exigences telles que mon désir de vivre vienne à s'étioler. Car si ce désir n'existe pas, qu'est-ce qui peut alors exister ?"
Stig Dagerman
samedi 13 août 2016
Walt Withman
"Tu ne regarderas pas non plus avec mes yeux
et ce n'est pas de moi que tu prendras les choses.
Je veux que tu écoutes tout le monde
et que tu filtres les choses à travers toi."
Walt Whitman (1819-1892), Feuilles d'herbe, Albin Michel, 2001.
p. 30
Préface de Philippe Delerm. Illustration de Michèle Ferri.
vendredi 15 juillet 2016
Nice, 14 juillet 2016
Nice! de fête en drame!
Que reste-t-il de la beauté de ce 14 juillet ?
La nuit en folie aurait-elle tout emporté?
"Ce n'est pas vrai…, ce n'est pas vrai"
Si. C'est vrai!
Mais je n'ose croire à la victoire de cette…chose immonde, inqualifiable, pourtant humaine, trop humaine—hélas!—
Que reste-t-il de la beauté de ce 14 juillet ?
La nuit en folie aurait-elle tout emporté?
"Ce n'est pas vrai…, ce n'est pas vrai"
Si. C'est vrai!
Mais je n'ose croire à la victoire de cette…chose immonde, inqualifiable, pourtant humaine, trop humaine—hélas!—
samedi 9 juillet 2016
Ernst Meister
"Temps lent
lenteur du temps,
lenteur du mot.
Lentement, je dis
un verbe
je te le dis
en confiance"
Esnst Meister, Dans la famille du temps, éditions de la Différence, p.63
lenteur du temps,
lenteur du mot.
Lentement, je dis
un verbe
je te le dis
en confiance"
Esnst Meister, Dans la famille du temps, éditions de la Différence, p.63
lundi 13 juin 2016
Famille et filiation
Mercredi 15 juin Maison Victor Hugo
Famille et filiation
19h30
Sereine Berlottier
Jean-Yves Bernhard (musique)
Christiane Veschambre
Sophie Agnel (musique)
En parallèle à l’exposition Les Hugo, une famille d’artistes (du 14 avril au 30 août) deux poètes et une musicienne creusent le sillon du temps dans le quotidien de nos histoires. Avec Sereine Berlottier et Jean-Yves Bernhard (musique), Christiane Veschambre et Sophie Agnel (musique).
Organisée avec la Maison Victor Hugo
Maison Victor Hugo
6 Place des Vosges
75004 Paris
M° Saint Paul (1) / Bastille (1, 5, 8)
Entrée libre
En savoir plus sur http://poesie.evous.fr/15-juin-mercredi-Maison-Victor-Hugo-Famille-et-filiation.html#xI1wgoPjtOdYfA25.99
Famille et filiation
19h30
Sereine Berlottier
Jean-Yves Bernhard (musique)
Christiane Veschambre
Sophie Agnel (musique)
En parallèle à l’exposition Les Hugo, une famille d’artistes (du 14 avril au 30 août) deux poètes et une musicienne creusent le sillon du temps dans le quotidien de nos histoires. Avec Sereine Berlottier et Jean-Yves Bernhard (musique), Christiane Veschambre et Sophie Agnel (musique).
Organisée avec la Maison Victor Hugo
Maison Victor Hugo
6 Place des Vosges
75004 Paris
M° Saint Paul (1) / Bastille (1, 5, 8)
Entrée libre
En savoir plus sur http://poesie.evous.fr/15-juin-mercredi-Maison-Victor-Hugo-Famille-et-filiation.html#xI1wgoPjtOdYfA25.99
mercredi 1 juin 2016
Christiane Veschambre, Basse langue
Présentation du livre
"Les livres nous arrivent dans la force du surgissement, nous rendant étrangers au familier – aussi bien en tant que lecteur qu’en tant qu’écrivain, et Christiane Veschambre parle là de ce double point de vue. Ce sont eux qui lui ont permis d’être à l’écoute de la « voix privée de langue, une voix de grand-mère débile » dont elle est la « petite-fille lettrée », à laquelle elle a tenté de donner ses « propres mots ».
C’est de cheminer avec eux, en eux, qu’elle cherche la langue « qui étrange, qui étrangle », la basse langue.
Et c’est sur ce chemin qu’elle nous entraîne à ses côtés, revenant sur quatre lectures, quatre rencontres, avec les œuvres d’Erri De Luca, Robert Walser, Emily Dickinson, Gilles Deleuze, et, en guise d’épilogue, avec Mrs Muir, le personnage du film de Mankiewicz.
Mais Christiane Veschambre nous fait emprunter en parallèle, tout au long de Basse langue, ce qu’elle appelle ses « traverses », plus intimes, qui creusent, fouillent dans « l’imprononçable qui demande à être articulé », dans la langue « grondante, souterraine ». Autant de petites proses qui semblent cristalliser sa vie de femme, de femme écrivain, toujours veillant cependant à « détacher le personnel du singulier », pour rejoindre l’étrangère qui est en elle."
• Christiane Veschambre, Basse langue, Collection « singuliers pluriel », Editions Isabelle Sauvage
142 pages, 14 x 20 cm / juin 2016
ISBN : 978-2-917751-68-8 / 18 euros
Publié avec le soutien de la région Bretagne
"Les livres nous arrivent dans la force du surgissement, nous rendant étrangers au familier – aussi bien en tant que lecteur qu’en tant qu’écrivain, et Christiane Veschambre parle là de ce double point de vue. Ce sont eux qui lui ont permis d’être à l’écoute de la « voix privée de langue, une voix de grand-mère débile » dont elle est la « petite-fille lettrée », à laquelle elle a tenté de donner ses « propres mots ».
C’est de cheminer avec eux, en eux, qu’elle cherche la langue « qui étrange, qui étrangle », la basse langue.
Et c’est sur ce chemin qu’elle nous entraîne à ses côtés, revenant sur quatre lectures, quatre rencontres, avec les œuvres d’Erri De Luca, Robert Walser, Emily Dickinson, Gilles Deleuze, et, en guise d’épilogue, avec Mrs Muir, le personnage du film de Mankiewicz.
Mais Christiane Veschambre nous fait emprunter en parallèle, tout au long de Basse langue, ce qu’elle appelle ses « traverses », plus intimes, qui creusent, fouillent dans « l’imprononçable qui demande à être articulé », dans la langue « grondante, souterraine ». Autant de petites proses qui semblent cristalliser sa vie de femme, de femme écrivain, toujours veillant cependant à « détacher le personnel du singulier », pour rejoindre l’étrangère qui est en elle."
• Christiane Veschambre, Basse langue, Collection « singuliers pluriel », Editions Isabelle Sauvage
142 pages, 14 x 20 cm / juin 2016
ISBN : 978-2-917751-68-8 / 18 euros
Publié avec le soutien de la région Bretagne
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