" Quand je ferme les yeux
c’est encore toi qui rêves derrière mes paupières.
Je n’irai plus pour toi dévaliser la mer
ni faire le marché dans les plis du soleil.
Je n’irai plus pour toi fleurir le nid du cœur
ni ramasser des oeufs qui gisent en débris.
Je reste seul debout sous le mépris du temps
avec ta mort stupide qui enfle dans mon coeur.
Couvert d’ombre et de larmes
je n’y suis pour personne.
Je ne frappe plus aux portes
pour réveiller les hommes.
Mes mains ne servent plus
qu’à chercher ta présence.
Mes mots ne servent plus qu’à dire ton silence.
Tout ce qui manque au monde
y manque plus encore.
Je me perds de vue
comme un vêtement sans corps."
Jean-Marc La Frenière, L’autre Versant, Editions Chemins de Plume
vendredi 7 janvier 2011
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Valère Novarina, Le jeu des Ombres
Bonne nouvelle, j’ai retrouvé Valère Novarina, je n’avais plus de nouvelles depuis plusieurs mois, alors qu’il me suffisait de lever les ye...
-
"L'être humain a-t-il un but ? Si oui, c'est alors celui-ci : de n'avoir aucun, afin que ses possibilités ne soient pas c...
-
Quand Sartre décrit la gestalt théorie : « J'ai rendez-vous avec Pierre à quatre heures. J'arrive en retard d'un quart d'he...
-
"La poésie, pour sa part, n'est nullement l'ennemie du philosophique. Placer des limites à la pensée conceptuelle n'est p...
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire