Passé l'après-midi sous la pluie dans Paris.
Rien d'anormal en cette saison!
Repensant à la parole de Spinoza "L'éternité, c'est maintenant", me sont venues à l'esprit des associations sous forme de paradoxes que je reprends ici :
Paradoxe 1: L’humain, dans sa quête de l’absolu, s’en éloigne d’autant plus qu’il en est le reflet et la rature.
Paradoxe 2: Il cherche à s’approcher de Cela qu’il nomme de divers noms, le divin, Dieu…Mais pour quoi cet aller-vers l'insaisissable ? Pour se l’approprier, le mettre à demeure? Cette prise en main, ou plutôt cette tentation de prise en main du divin perd de fait ce qu’elle saisit…, et cette saisie porte un nom, selon Jean-Luc Marion : l’idolâtrie. L’idole manque la distance, contrairement à l’icône (le Christ) qui, lui, “recèle et décèle ce sur quoi elle repose: l’écart en elle du divin et de son visage”.
Paradoxe 3: Visibilité de l’invisible: se donne en se retirant. C’est le message que reçoit Moïse près du buisson ardent au Mont Sinaï, alors qu'il demandait à la Voix invisible “Quel est ton nom?” pour qu’il puisse attester aux Hébreux esclaves en Egypte que c’est bien leur Dieu qui l’envoie. Réponse : “Je Suis Celui qui Suis”…
Paradoxe 4: C’est peu et c’est beaucoup. Il faut s’en contenter, c’est-à-dire se mettre en quête encore, et encore…! Car, contrairement à ce qu'on dit, la foi, comme l’endurance de la pensée, est sans repos…C'est un combat de tout instant, et cet instant est éternel tant qu'il dure, c'est l'unique temps réel pour celui qui le vit !
lundi 5 octobre 2015
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