vendredi 18 septembre 2015

Les journées du Fonds Ricœur


Lundi 12 octobre 9h30-17h

Où va l’herméneutique ?

Journée organisée par le CRAL et le Fonds Ricœur
Sous la direction de Ioana Vultur, Claude Romano et Olivier Abel
A l’occasion de la parution de Critique n°817-818

Matin
9h30 : Jean Greisch : « Quo vadis hermeneutica : l’herméneutique comme sagesse de l’incertitude »
10h15 : Christian Berner : « Interpréter pour comprendre. Réflexions sur les horizons contemporains de l'herméneutique »
11h : Pause café 15mn
11h15 : Pascal Engel et Claude Romano : « Connaissance et interprétation »
12h15 : Pause déjeuner

Après midi
14h : Ioana Vultur et Martin Seel : «Herméneutique et cinéma»
15h : Pause café 15mn
15h15 : Jean-Marie Schaeffer et François Hartog : «Herméneutique et sciences sociales»
16h15 : Marielle Macé : « Expérience, interprétation, usage »
Lieu : Amphithéâtre IPT/Fonds Ricœur, 83 Bd Arago 75014 PARIS, Métro : Denfert-Rochereau ou Saint-Jacques. Entrée libre, sans inscription.
Renseignements : Julie Solviche au Fonds Ricœur, 0143317878. E-mail : julie.solviche@ehess.fr

SÉMINAIRE DU FONDS RICŒUR

Assuré par:

Olivier Abel, professeur à l’Institut protestant de théologie / Fonds Ricœur, CRAL.
Rodolphe Calin, maître de conférences à l'Université Paul-Valéry Montpellier, CRAL
Nicola Stricker, professeur associée à l’Institut protestant de théologie/Fonds Ricœur

2e lundi du mois de 11 h à 14 h, de novembre 2015 à mai 2016, dans la salle du Fonds Ricœur, Bibliothèque de l’Institut protestant de théologie – 83 bd Arago 75014 Paris. Métro Denfert.

Attention : le séminaire commence par une journée d’étude le lundi 12 octobre de 9h30 à 17h, dans l’Amphi du Fonds Ricœur, sur le thème « Où va l’herméneutique ? » (à l’occasion de la parution du numéro de la revue Critique sur ce thème, journée organisée par Ioana Vultur, Claude Romano, et Olivier Abel).

L’herméneutique s’est historiquement constituée autour de l’interprétation des textes « sacrés ». L’objectif de ce séminaire, au carrefour de la philosophie, de la théorie littéraire, de la théologie, et des sciences sociales, consiste à analyser l’extension du problème de l’interprétation à des textes littéraires, historiques ou juridiques, et à pointer chez Ricœur les motifs du virage d'une herméneutique régionale à une herméneutique ontologique, mais aussi d'une herméneutique critique à une herméneutique poétique. Dans tous ces déplacements, la place centrale du thème de l’imagination, et du schématisme de l’imagination poétique, seront notre fil conducteur. Le séminaire du Fonds Ricœur combine les interventions d’invités et les contributions des participants, il est parfois joint aux Journées du Fonds Ricœur.
Programme : voir site www.fondsricoeur.fr



dimanche 6 septembre 2015

Relire Bultmann

"Il ne peut pas y avoir d'exégèse sans présupposition (...) le problème herméneutique se présente à nous...chaque historien se laissera toujours guider par une manière de poser le problème, par une perspective propre. Ce n'est pas une déformation de l'histoire tant que la façon de poser le problème ne repose pas sur un préjugé mais reste une simple interrogation, et tant que l'historien se rend compte que sa façon de poser le problème est unilatérale (...) La compréhension de l'histoire n'est donnée qu'à celui qui, loin de la contempler en simple spectateur, neutre et non concerné, s'y sent lui-même intégré et assume sa part de responsabilité envers elle. Cette rencontre avec l'histoire, née de notre propre historicité, nous l'appelons rencontre existentielle. Elle engage l'historien dans tout son être (...) la connaissance historique n'est jamais complète ni définitive (...) un événement historique est inséparable de son avenir (...)La précompréhension est fondée sur la quête de Dieu qui préoccupe l'homme (...) La rencontre existentielle avec le texte peut aussi bien conduire au oui qu'au non, à la foi confessante qu'à l'incrédulité complète, puisque le texte adresse à l'exégète une exigence, qu'il lui offre une compréhension de soi qu'il peut accepter comme don ou rejeter, puisque, enfin, il l'oblige à la décision."

R. Bultmann, Foi et Compréhension 1, L'Historicité de l'homme et de la Révélation, Seuil, 1970

jeudi 23 juillet 2015

La langue-mère

—Quelle est ta langue maternelle?
—Je n'en ai pas, parce que je ne suis pas!
—Je ne comprends pas bien, quel rapport avec ma question ?
—Je ne suis pas, je n'ai pas été parlée ; ma mère ne m'a jamais rien dit de moi, elle ne m'a jamais adressé sa langue…
—Tu aurais donc traversé l'enfance, toute ton enfance, muette ?
—Oui, comme un chiot errant sans attache, sans récit…
—Et aujourd'hui, c'est comment avec elle, avec ta mère je veux dire ?
—Tout sonne faux entre nous, quelque chose s'est perdu à jamais…
—A jamais, dis-tu ?
—oui, à jamais, pourtant persiste encore en moi l'illusion d'habiter un jour avec ma mère, même morte, dans la même langue!
—Afin de te permettre de sortir de ta coquille…
Oui, de ma coquille devenue encombrante, et pouvoir enfin me dire dans ma propre langue les mots que l'enfant a toujours désiré entendre…, pour m'autoriser à aimer cette mère à la fois si étrangère et si proche en même temps!

mardi 14 juillet 2015

Soulever ou le difficile chemin vers soi-même

—Pourquoi soulèves-tu toujours de graves réflexions, me lança-t-elle en se levant du banc où nous étions assis.
Comme par mimétisme, je me retrouve aussitôt à sa hauteur, et nous voici côte à côte à arpenter d'un pas hésitant le petit chemin conduisant vers le lac.
—Qu'est-ce qui te ferait peur dans ce que je dis ?
—Je n'ai pas envie de ça… Tout devient problème avec toi, tu questionnes sur tout…
—Tu n'as pas envie de ça…, de quoi aurais-tu envie là, maintenant ?
—Marcher, profiter de l'air, oublier tout…
—Oublier même ce qui te blesse ou te révolte ? Tu sais bien que l'oubli peut être une autre manière d'entretenir le souvenir…, ou d'enterrer vivant ce qui demanderait à être interrogé ?
Nos pas deviennent de plus en plus lourds. Nous ralentissons…
Devant nous, en contre-bas, le lac avec son eau claire, comme une offrande!

lundi 22 juin 2015

Contre-allées vient de paraître

Le n° 35|36 de la revue Contre-allées vient de paraître.

 Il contient des textes inédits de Joël Bastard, Rémi Checchetto, Sylvie Durbec, Alain Guillard, Jacques Josse, Jacques Moulin, Erwann Rougé, Jean Azarel, Catherine Bédarida, Anne Belin, Émilien Chesnot, Ghislaine Cuvellier, Armand Dupuy, Françoise Johnen, Barbara Le Moëne, Laurent Mourey, Brigitte Galbiati & Alban Rugosi.

Cécile Glasman et Matthieu Gosztola s’entretiennent ensuite avec les poètes Stéphane Bouquet, Christian Garaud, Cécile Guivarch, Christiane Veschambre, Béatrice Bonhomme, Aurélie Foglia, Sabine Huynh et Déborah Heissler.

Armelle Leclercq, Aurélien Perret, Emmanuel Flory et Cécile Glasman chroniquent enfin une vingtaine des livres et revues.

L’illustration de couverture est de Valérie Linder : http://www.valerielinder.fr/  


Ce numéro 35|36 est disponible, contre un chèque de la somme de 10 euros (franco de port) à l’ordre de « Association Contre-allées poétiques », à l’adresse suivante :

Revue & éditions Contre-allées
c/o Amandine Marembert et Romain Fustier
16 rue Mizault
03100 Montluçon


Vous pouvez en profiter pour visiter le blog de la revue & des éditions Contre-allées : http://contreallees.blogspot.fr

lundi 15 juin 2015

Albert Camus. Des êtres qui vous libèrent…

Plus je vieillis et plus je trouve qu'on ne peut vivre qu'avec les êtres qui vous libèrent et qui vous aiment d'une affection aussi légère à porter que forte à éprouver."

Albert Camus à René Char, Correspondance 1946-1959, Gallimard

Valère Novarina, Le jeu des Ombres

 Bonne nouvelle, j’ai retrouvé Valère Novarina, je n’avais plus de nouvelles depuis plusieurs mois, alors qu’il me suffisait de lever les ye...